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Blownblue

Recherche introspective du Soi

Aéronefs sous-aériens | 03 mai 2007


L'aéroport des rêves, l'archéologie de l'aéroport dérêve...
Les mots tombent des fous,
Ils bafouillent une alarme,
Une résonance de vécu des arbitres de la destinée, de la destination.
En orgasme,
Mon corps s'ouvre
Comme le sol s'ouvre
Sous nos pas, en fleur du matin, matin en lumière, humidifiées de nuit...

Puis l'ADN se gonfla d'étoiles homosexuelles,
La loi dans un revolver d'océan,
Pour que Dieu se shoote la gueule,
perclus de solitude, de cris bicéphales, tentaculaires,
foudroyés à l'oxygène dans la prison d'un hymen décoloré, sphyngien.

Dieu était amoureux d'un enfant arbitraire,
en souffrance de faim dans un tas d'ordures et de poussières,
bouffé à la colle et à la HAINE !
Tabassé au viol et à la géopolitique...

L'amour n'a jamais connu de lois,
La fixité des mots en veines suantes ne fait que servir la politique.
C'est un cadavre d'encre qui vous l'inocule dans les yeux,
avec ferveur et sans douleur,
Seuls des mots, seuls comme Dieu,
Souples comme une conviction politique,
Un désert dans une ambulance en fusée de sang partant vers des programmes propulseurs en jambes de volcans,
Brutalisé au confins de la cruauté humaine,
des chiens éventrés fouettés avec leurs tripes !
Pour la mort d'une idée, d'une vague idée de la constance,
Le discours en rigole tout seul, dans un coin qui tremble, vert, interlope.

La médiocrité, le crime, le désespoir sont des yeux plantés sur la gueule à pustules de l'Unique,
C'est rien mon coeur, il bat des anges dans le sortilège de la rémission.
C'est rien mon amour, c'est rien, il pleut des tortures qui n'existent plus,
C'est rien, pardon, pardon...

Un ADN en étoiles féconde les infinités, un ADN d'étoiles, beau comme une cathédrale toute en cierges,
un chant implorant de ses mille bras de feu à la gloire de la seconde pleine des milliards de nos instants,
la seule seconde folle comme un précipice pour l'Eternité, pour Nous, TOUTES nos vies, les vaincus les vainqueurs,
les monstrueux incultes de la nécessité des lignes de vie de l'amour à tisser entre les actes bourdonnants, infatigables, dans une seconde, une seconde, pleine comme l'oeil doré, mordoré, métallique, superbe, d'un crapaud cosmique, mauve obscur, constellé... dans les marécages de la création sans but, sans outils, sans argent, avec outils, dégueulant hurlante de pognon,

OÙ EST LA TRANSCENDANCE BORDEL !







Publié par blownblue à 15:16:43 dans Bonjour | Commentaires (2) |

Le sexe pensé, une ébauche. | 01 mai 2007


"Le sexe a-t-il quoi que ce soit à voir avec le sexe ?" ( William S. Burroughs )

J'ai vu dans la sexualité, plus précisément dans ma manière de vivre l'acte sexuel, plusieurs enjeux dont dépend l'apport bénéfique d'un rapport sexuel :

1) Contextuel : l'orgasme est bien plus fort dans certaines situations que dans d'autres.

2) Métaphysique : le rapport sexuel est censé affirmer un rapport d'amour, amour qui est par tradition censé transcender le simple fait matériel de vivre.

3) Sexuel : il y a un enjeu sexuel dans le rapport sexuel, ça semble évident, mais, plus exactement, je veux dire que le sentiment de libération que le sexe engendre dépend beaucoup du rapport intellectuel ou inconscient qu'on a préalablement avec le rapport sexuel

4) sensitif : lors du rapport, les sensations arrivent des 5 sens, en si grand nombre qu'elles nous dépassent.

5) sentimental : le sentiment qui s'immisce entre les amant(e)s peut suffire à déclencher l'excitation et à amplifier la puissance de l'orgasme.

6) Corporel : le rapport au corps et à ses diverses parties intervient beaucoup dans l'appréciation du rapport sexuel, qui est aussi, un rapport corporel.

7) Social/sociétal : les statuts sociaux/sociétaux divers des parties en présence peut influer sur la viabilité ultérieure d'un rapport corporel, sexuel et intime entre elles, et donc donner à ce rapport une valeur, une saveur, différente suivant ces statuts et suivant la "durabilité" du rapport.
Ce rapport social/sociétal relie la sexualité à la politique.
La durabilité quant à elle induit le rapport à la mort ( ou au degré de vivacité, ce qui est pareil ) de l'amour lui-même, tel que celui-ci est censé s'exprimer dans le rapport corporel, sexuel, intime.

Lorsqu'il y a rapport sexuel, il y a donc rapport contextuel, métaphysique, sexuel ( cette tautologie demande un distingo ), sensitif, sentimental, corporel, social/sociétal.
Autrement exprimé :
Lorsqu'il y a rapport sexuel, il y a donc :
- rapport contextuel
- rapport métaphysique
- rapport au rapport sexuel ( ou rapport au sexe en tant qu'organe particulier, tout simplement )
- rapport sensitif
- rapport sentimental
- rapport corporel
- rapport social/sociétal

ce mot, rapport, demande éclaircissement. Il peut être inadéquatement entendu : un rapport d'un certain type est une mise en contact, et donc en intéraction, de deux choses génériquement identiques mais vécues différemment suivant ce qui différencie les individus entre eux ( comme par exemple, leur sexe, leur corps, leur personnalité, leur éveil, leur vécu, leur héritage historico-culturel, etc p-ê...)

Evidemment j'ai oublié l'essentiel :
8ème rapport ) le rapport humain, qui fait référence à la manière dont on perçoit l'être humain, d'une manière générale

Publié par blownblue à 15:00:04 dans Bonjour | Commentaires (1) |

APPEL AUX BLOGGERS : PARLEZ DU DARFOUR ! | 07 avril 2007


J'écoutais distraitement la télé hier. Georges Clooney parlait du Darfour.

Jusque là on me disait Darfour au journal, et très honnêtement, j'entendais catastrophe, déplacements, camp de réfugiés, etc... et puis notre présentateur du 20h passait à la campagne présidentielle. J'oubliais le Darfour. Je me demande si je ne voulais pas être sourd.

C'est loin, dans un trou perdu, y a rien que du sable, et c'est encore en Afrique, encore une fois, l'Afrique. C'est la misère. Vu et revu quoi.
Inconsciemment, très furtivement je me disais "Je ne peux rien y faire de toutes façons. Qu'est ce que tu veux que moi j'y
fasse ?"
Et puis ça ne nous touche pas nous, ça, c'est tellement loin de nous, tellement arriéré.
Et puis on a déjà tellement de soucis ici, on arrive à peine à joindre les deux bouts avec l'euro, la mondialisation, tout ça. C'est vrai non ? Ce matin même j'avais déjà oublié, je pensais déjà à chercher du taf, et on sait le temps et l'énergie, et la prise de tête que c'est ( je suis au chômage)

Certes. Sauf que. J'ai tiqué sur un chiffre hier, dans cette cascade d'oubli qui confine à l'indifférence. Et ce chiffre c'est 400 000 morts. 400 000 morts...

Dites le bien à voix basse mais audible : 400 000 morts...

Et... c'est maintenant là, pendant notre show télévisuel et internétique tout en couleurs et en joyeusetés, que ça se passe. Maintenant. Aujourd'hui.
Imaginez 400 000 morts devant vous sous un soleil de plomb, des corps en morceaux, des corps d'enfants, de mères, de pères, brulés, violés, et ça pue, c'est insupportable, c'est pas beau. Oui mais à la télé ça pue pas, tu comprends, à la télé, pour peu que tu te sois lavé, ça sent même presque une douce odeur de savon...

Il faut quelque chose pour prendre conscience de l'ampleur de ce qu'est cette guerre civile.
Il faut un discours. Quelque chose qu'on puisse entendre : du genre, ( je tente humblement un essai ):

Cette guerre, civile, la guerre civile étant la pire des guerres qui soit, cette guerre civile dure à ce jour, 6 avril 2007, depuis plus de 3 ans, sur un territoire pratiquement carré de 300km sur 300km, situé à l'ouest du Soudan, sur le territoire du Soudan donc, près de la frontière de ce dernier, non loin du Tchad et de la république centrafricaine.

Darfour

Cette guerre implique le gouvernement soudanais officiel, dirigé par son président Omar El-Béchir, qui par l'intermédiaire d'une milice de combattants appelés les Janjawid, extermine 3 ethnies et 2 mouvements politiques rebelles, sous prétexte de mater une forte insurrection envers son pouvoir.

Omar El-Bechir Omar El Béchir

Les 400 000 meurtres commis permettent de classer cette guerre-là comme génocide, et comme le disait Clooney, c'est le 1er du XXIème siècle dans le monde.
C'est notre Histoire en marche, à nous, la génération qui vit maintenant.
Cette catastrophe épouvantable a même le déplorable titre de plus grosse crise humanitaire du monde actuel : 400 000 morts, et entre 2 et 3 millions de personnes chassées d'où elles vivaient.

Il faut savoir, à titre informatif, que le Darfour est une région bien plus grande que là ou sont commis les meurtres; Darfour désigne un espace presque aussi grand que la France, avec une population d'environ 6 millions d'habitants.

L'an dernier, Clooney a interpellé Condoleeza Rice, mobilisé l'ONU, il est même allé voir les chinois qui vendent les armes aux soudanais, et tous reconnaissent qu'il faut que ça cesse. Ils le reconnaissent, sans problèmes. Bush lui-même a appelé le président Béchir pour lui demander de cesser les massacres.

En ce début d'année 2007, le secrétaire actuel de l'ONU Ban Ki-moon, a été très énervé de l'absence de parole de Béchir. En gros pour Béchir, selon Ki-Moon, il n'y a pas de problème au Darfour (!!!). Et il refuse la mission des droits de l'homme que Ki-Moon veut dépêcher. Béchir lui veut la présidence de l'Union Africaine. Ça serait cool dans son CV.

Et les crimes, massifs, continuent. Les camps de réfugiés sont totalement dépendants de l'aide extérieure. L'eau est polluée, les bébés meurent de maladies. L'aide humanitaire diminue même.

Il faut un discours qui explique au gens les faits. C'est vrai quoi : qui connaît par exemple l'origine de la guerre au Darfour ?
Et il faut une pression de l'opinion publique sur nos dirigeants.
Le père de Clooney, très impliqué dans cette histoire, exhortait une assemblée d'étudiants à téléphoner aux responsables 
politiques plusieurs fois et de manière insistantes pour demander des comptes sur les actions en train d'être menées par arrêter cette guerre.
Alors, finalement, après avoir vu aujourd'hui le Zapping sur Canal+ qui remontrait Georges Clooney en train de parler, le sujet revenant à la télé, je me suis dit : en fait tout est une question de quantité d'espace médiatique occupé par ce massacre MAJEUR (majeur oui, là où c'est le plus délaissé, misérable, c'est toujours majeur; l'Afghanistan était complètement ignoré jusqu'au 11 septembre 2001, et puis d'un coup c'est devenu l'ennemi numero 1).
 
Et vous savez parfaitement comme moi que nos blogs sont un des leviers du système médiatique. Des milliers, millions de petites voix.
A force de dire pour que cette abomination doit être stoppée aussi net qu'une hémorragie, en écrivant des articles et des articles sous toutes les coutures sur ce problème, en cherchant des informations, à force de voix qui s'élèvent, on arrivera bien à avoir un poids politique pour sauver ces pauvres gosses diarrhéiques au fin fond de ce coin du monde non ? Et même je dirais, en temps qu'expérience, arrêter une guerre majeure à force d'articles de web est à tenter, pour imposer notre force, notre conscience, notre poids politique, et parce que l'idée d'une telle solidarité est belle, et que la cause est juste.

N'oublions jamais qu'il y a là bas des opprimés qui meurent par milliers et que tous les obstacles de toutes natures qui se posent devant ce fait sont à balayer pour ne plus penser qu'à une priorité : SAUVER CES ETRES HUMAINS !

Publié par blownblue à 10:50:55 dans Bonjour | Commentaires (3) |

Tenter son humanité 2 | 13 novembre 2006


Quand le consensus
Est à l'expression forcenée de l'individualité
Pour ne pas se noyer dans la masse

Paradoxe vital, Gigamort
Faux enjeux : chacun est déjà unique, nous sommes déjà une masse.
Oui oui mais faut refaire, ça crée de l'économie.

Comment pourquoi être, un et Un...

Les tentacules de l'esprit dans ses potentialités concrétissées...
Le concret c'est la guerre, l'argent et LES pouvoirs.

Même la Poésie est dépassée, la mienne en tout cas, il faut bien l'avouer.
Je vais finir par produire des rapports économiques.
Je tomberai dans l'infini des incertitudes.

L'écologie ? ben voyons qu'est ce qu'on en a à péter de notre bio-contexte, il crève mais pas nous. Ben non pas nous hein.

Poésie dépassée...
Qu'est-ce que la nominalisation pourrait contre ça ?
A-t-on le temps de nominaliser ? les digues sont rompues, le barrage a cédé, le monde s'est déversé sur lui-même. Tsunami.

Où était-il cet océan ?
Dans l'aveuglement, dans le fait de gagner sa vie.

Rétroaction des outils ( giga-outils ) de l'homme sur lui-même, comment dirait Coppens.
Boucle civilisationnelle, vague scélérate.

Mur.

Je maîtrise rien depuis 20 ans. Rien. Aucune emprise sur ma réalité.
Elle fout le camp, je suis je suis pas, elle s'en branle, et là elle veut m'caner.
Salope.

C'est dans Amen, de Costa Gavras, le prêtre catho se rebelle contre son pape, finit avec les juifs dans les chambres à gaz, parce qu'il ne comprend pas,
Ce génocide accepté, industrialisé, par une nano-élite.

Comme un poète jamais reconnu qui meurt avec son peuple.

Allez, c'était bien...
Salut.

Publié par blownblue à 03:51:25 dans Bonjour | Commentaires (2) |

Coma | 10 novembre 2006

Dans l'hyperciel de notre superamas Coma collectif

 

Flottent 6724 galaxies,

 

Probablement 10 000 000 000 000 000 d'étoiles.

 

 

Publié par blownblue à 13:22:47 dans Bonjour | Commentaires (0) |

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