C'est dans cette ambiance de fin du monde que j'ai compris. Quand toutes les virtuelles se sont évanouies par la vie.
Elle est et/ou était artiste, peintre, poétesse ou je ne sais quoi, en tout cas elle possède et/ou possédait la technique de son art. Elle aurait pu me parler d'autre chose que de l'inanité des variations infinies. Et puis humainement, elle est et/ou était humble, ouverte, disponible à peu près quotidiennement. Tout ça impérativement. Je ne doute pas de sa gentillesse, les femmes méchantes sont assez rares.
Je l'ai cherchée, cherchée, cherchée des années durant, bien avant les blogs, sans savoir vraiment que je cherchais à ce point cette fille-là. C'était sans doute une impérieuse nécessité de l'âme. Et je ne l'ai pas trouvée, malgré ces années de persévérance.
Je voulais juste faire de l'art, avec un lien affectif qui ne se commande pas. Je n'avais pas besoin d'une autre forme d'amour que cette amitié légèrement amoureuse. Apparemment, c'est trop demander... Ou pas assez...
J'aurais été fidèle à cette relation jusqu'à la fin des temps, et même la fin elle aurait dû s'accrocher : j'aurais donné le meilleur pour ce miracle : la non-mort, ou la sur-vie. J'aurais lu tous les classiques pour accoucher d'un chef-d'oeuvre, j'aurais appris la sculpture, le dessin, le mime, n'importe quoi mais quelque chose, quelque chose bon sang.
Et maintenant je pleure. Mon coeur se fend par moments, les yeux dans le rêve éveillé. Ça me parait obsolète, périmé, hors d'usage. Nous vivons dans un empire de circonstances, et elles sont trop fortes. Je n'y crois plus. J'ai mis ce rêve en terre et le monde ultérieur est triste à pleurer.
Rilke a écrit un jour que la solitude suffisait pour faire de la poésie. Je n'y crois plus, mais je reconnais que sans la solitude présente qui se déverse sur mes alentours, je n'aurais pas écrit ces lignes; pas de vraie conscience sans verbe. Moi, il me fallait cette fille, pour une mutualité, une intéraction. La solitude, c'est la mort. Rilke devait s'en sentir vraiment proche pour avoir écrit ça. Combien de rêves a-t-il enterré ?...
Je l'embrasse, si elle est quelque part. Qu'elle sache qu'il y a quelqu'un ici-bas qui l'aime sans avoir su comment la connaitre, et la côtoyer...
Bien à toi.
Bb.
Publié par blownblue à 00:15:28 dans Bonjour | Commentaires (2) | Permaliens
Il y a des lois en nombre limité
Elles sont fonctionnelles
Elles sont appliquées
Elles n'ont pas d'opposants que l'erreur
Publié par blownblue à 22:41:03 dans Bonjour | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis tombé sur une phrase de Blaise Pascal l'autre jour, il en a des comme ça qui me stupéfie parfois : "Il n'y a de bien en cette vie que l'espérance d'une autre vie." La lire a allégé ma très ancienne souffrance métaphysique d'être au monde, tel que je suis.
Il y a ce concept controversé du surhomme de Nietzsche, que personnellement j'ai compris comme étant une évolution ultérieure de l'homme actuel. Savoir si elle doit être à désirer ou si elle arrivera d'elle-même ( ou pas ) est un enjeu politique qui fait le funambule entre deux ( trois ) effondrements et dont je ne parlerai pas ici. Plus tard peut-être...
Une évolution. Donc quelque chose en plus par rapport à maintenant. C'est important, pour moi en tout cas. J'ai connu une force ancienne, qu'on appellerait immanence, et qui consiste à se dire justement que les choses ne peuvent être plus que ce qu'elles sont. Ça me venait de Spinoza. C'est rassurant et j'en ai même arrêté de fumer.
Mais il y a un contexte économique, une crise en 2008, qui m'a plombé cette assurance. La crise est l'expression même de l'autorité, presque suprême, qui veut toujours plus que ce qu'elle a/est.
La rencontre avec l'autre, sans vraiment savoir qui est je, est un évènement qui peut nous annihiler complètement. J'ai découvert cependant que l'une de ses propriétés est de nous emmener ailleurs, inévitablement ailleurs, dans l'inconnu.
C'est la relation à l'inconnu qui est étrange. Il y a des inconnus qui attirent, qui ne font pas peur, qui renforcent, et d'autres que l'on fuit comme la peste, parce qu'ils vont nous faire perdre ce qu'on est/a, irréversiblement ou durablement...
C'est ça qu'il faut penser : la relation à l'inconnu...
Publié par blownblue à 11:41:47 dans Bonjour | Commentaires (1) | Permaliens
L'écrit est un vide qu'à la lecture la science individuelle colore...
Publié par blownblue à 10:51:44 dans Bonjour | Commentaires (8) | Permaliens
La pensée de l'objet, c'est la même chose que l'aigle de la Terre,
Ou la terre qui a créé son propre survol, vivant.
Publié par blownblue à 10:29:40 dans Ecrit | Commentaires (4) | Permaliens
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